Actualité Internationale

Mercredi 6 février 2008

Derrière les prétextes « humanitaires », le renforcement de la présence militaire française au Tchad a pour unique vocation la protection des intérêts de l'ancienne puissance coloniale, dans un pays qui compte des gisements pétroliers dont l’exploitation  semble prometteuse, comme de nombreuses mines. Un an après l'intervention de l'armée sous injonction de Chirac, la « neutralité » de l’état-major français vis-à-vis du conflit en cours au Tchad est une sinistre plaisanterie. Neutralité d'ailleurs vite mise à l’arrière plan par les déclarations de Sarkozy sur le fait que la France « ferait, si nécessaire, son devoir » en protégeant le régime dictatorial d’Idriss Deby.

En dehors des trusts occidentaux, la rente tirée de l’exploitation du Tchad ne profite qu’à une maigre couche de bourgeois tchadiens, qui placent leur argent dans les banques occidentales et le dilapident. Pour les masses populaires et les travailleurs, c’est au contraire la vie chère et les salaires impayés, la pauvreté, et la mitraille lorsqu’on ose protester, comme lors de la grève générale de l’année dernière. La population a également à subir les conflits entre factions rivales, entre le pouvoir corrompu et les islamistes, qui sont toutes réactionnaires et les jouets des rivalités entre puissances. C’est des centaines de mort que laissent derrière eux l’armée régulière épaulée par la France et les fractions rebelles dans la capitale, tandis que le pouvoir profite de la confusion pour réprimer l’opposition.

En recul en Afrique, les intérêts français sont aux abois. Ce type d’intervention armée est destiné à se reproduire toujours plus.

Pour faire leur devoir de solidarité vis à vis des opprimés en Afrique et pour mettre un coup d'arrêt aux ambitions bellicistes de Sarkozy et son gouvernement, le mouvement ouvrier, la jeunesse et les travailleurs de France doivent exiger le retrait immédiat des troupes françaises du Tchad et l’arrêt des « collaborations militaires » avec les régimes fantoches. Des manifestations unitaires pourraient être organisées sur cette base.


Le maintien de l'organisation impérialiste et capitaliste du monde est un crime contre l'humanité. Il menace d'entraîner toute l'humanité dans la guerre, et commence par les régions dominées. C'est la mobilisation révolutionnaire de la population qui signera l'acte de décès de la Françafrique et de cette organisation sociale. Le plus tôt sera le mieux.
Par Union pour le communisme
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Lundi 28 juillet 2008
Cet article, avec bien d'autres, est à paraître dans le prochain numéro du " Drapeau Rouge ".


Leurs otages et les notres

Tous les béni-oui-oui ont versé une petite larme pour la libération de Bétancourt. Cette dernière, sourire aux lévres - elle semble en meilleure santé après 6 ans avec les FARC que n'importe qui passé un mois dans une prison française - est prête à continuer sa carrière de politicienne bourgeoise, au service des riches et des puissants. Au 20h, on l'a voit tenir affectueusement la main de Sarkozy, tout en remerciant Dieu et le fasciste Uribe pour sa libération. Les prolétaires sont invités solennellement à communier avec tout ce beau monde.


Salah Hamouri ne bénéficie pas de ce traitement. Jeune franco-palestinien membre des Jeunesses du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine - gauche nationaliste), il vient d'être condamné par un juge israélien à 7 ans de prison ferme. Son crime ? Membre d'une organisation interdite, il aurait envisagé l'assassinat d'un dignitaire religieux du parti raciste de l'extrême-droite sioniste Shass, connu pour considérer les arabes comme des sous-hommes. Pour délit d'opinion et d'intention, il est jeté en prison, soumis à la torture blanche, puis condamné à croupir de longues années en cellule.

 

Les gouvernants et les chefs de partis se sont offusqués de l'enlèvement par la guerilla palestinienne du jeune soldat franco-israélien Gilad Shalit. Soldat, il avait le droit non seulement d'envisager, mais de perpétrer des assassinats en toute impunité.

 

Certains français semblent donc moins français que d'autres. Bétancourt et Shalit ont le droit à un soutien sans faille de la diplomatie française. Salah Hamouri, tombé entre les griffes de malfaiteurs d'une toute autre envergure que les FARC, lui, n'en a aucun. La France s'est cantonnée à prendre position « pour un procès équitable », comme si une Justice d'occupation pouvait être équitable !

 

En Colombie même, des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les prisons. Des milliers d'autres militants, pas des guerilleros mais de simples syndicalistes et progressistes, n'ont pas eu cette chance. La balle qu'ils ont reçu dans la nuque de la part des groupes militaires, policiers ou paramilitaires n'a pas fait la une des journaux français. Bétancourt, Sarkozy et leurs amis n'ont pas eu un mot pour eux - ou si peu.  C'est que la balle qu'ils ont reçu était certifiée « démocratique ».

 

Deux poids, deux mesures, donc. Les impérialistes ont le droit, en Palestine comme en Colombie, de prendre des otages, d'enfermer et de tuer sans jugement, de créer des délits d'opinion. C'est républicain, et conforme aux règles internationales. Lorsqu'ils emploient les mêmes méthodes, mais de façon bien moins systématique, les opposants à cet ordre mondial sont présentés comme d'affreux barbares. Même si, nous, communistes, n'avons certes pas grand chose à voir avec une organisation dégénérée comme les FARC, par exemple.

 

Et ce n'est pas qu'en Palestine ou en Colombie qu'il y a des enlévements. Marina Petrella, voici le nom d'un autre otage encore. Militante italienne qui a abandonné la lutte armée depuis bien longtemps et bénéficié de la « doctrine Mittérand », elle a été enlevée par la police française, au profit de l'Italie de Berlusconi qui n'en a pas fini de faire payer le prix fort à tous les militants des « années de plomb ».

 

Salah Hamouri, Marina Petrella, les centaines d'anonymes emprisonnés en Colombie : quelques uns des otages dont Sarkozy n'a que faire. Normal : il fait partie des geoliers.

 

Liberté pour tous les otages de la bourgeoisie !
Par Union pour le communisme
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Jeudi 4 septembre 2008

A bas la guerre, à bas le gouvernement !

10 soldats français sont morts en Afghanistan. Nous ne connaissons rien d'eux, si ils font partie de ceux, issus des classes populaires et les plus nombreux, qui s'engagent à l'armée pour des raisons économiques, pour fuir chômage et précarité ; ou de ceux qui y vont pour des raisons idéologiques, bernés par le patriotisme et le militarisme.



Quoi qu'il en soit, nous partageons le malheur de leurs proches. Mais, pour nous, la vie des uns est égale à celle des autres : comment ne pas penser aux Afghans, qui sont eux des centaines de milliers, à avoir péri depuis 30 ans à cause des guerres que se sont menées les grandes puissances sur leur territoire ? Ils sont plus de mille civils à être morts cette seule année, le plus souvent lors de soi-disantes bavures de la coalition militaire occidentale ! Face à elle et à la misére qu'elle sème, les Afghans ont le droit de se défendre !



Comment ne pas penser à ces millions de femmes opprimés des années durant par le régime sanguinaire des Talibans, résultat du soutien des Etats-Unis aux islamistes armés contre l'URSS ? Et comment feindre de ne pas savoir que cette oppression continue, cette fois défendue par le gouvernement qui a été mis au pouvoir par la coalition occidentale, une fois les Talibans écartés par ceux-là même qui leur avaient ouvert la route du pouvoir ?



Comment croire Sarkozy lorsqu'il prétend « défendre la liberté » en soutenant le gouvernement fantoche ultra-corrompu d'Hamid Karzaï et en maintenant les troupes françaises ?



Les interventions successives des grandes puissances en Afghanistan n'ont conduit qu'à la misère, à la destruction et à renforcer les courants réactionnaires et les seigneurs de guerre, au détriment des masses populaires et de la société civile aujourd'hui en lambeaux. Dans cette situation difficile, notre soutien ferme va aux progressistes Afghans qui se battent contre l'ensemble de ces forces.



La situation va continuer à empirer en Afghanistan, et les conflits militaires à s'étendre partout dans le monde, comme nous le voyons dans le Caucase. Pour sauver ses profits dans un monde en crise, la bourgeoisie française va chercher une solution dans les guerres impérialistes, pour contrôler les marchés et les zones stratégiques. Entre ses mains, l'argent public, plutôt que de servir à la santé et à l'éducation, ira dans des équipements militaires toujours plus sophistiqués, qui se retourneront contre les peuples - tandis que la population en France même continuera à être poussée vers la misére. Leurs guerres, nous le voyons, n'ont rien à voir avec « la paix », la « sécurité du monde », la « défense nationale » et la « liberté » !



Les directions du PS et du PCF ne font rien contre cette politique : au contraire, elles soutiennent l'impérialisme français. Pour conjurer les effets toujours plus catastrophiques de la crise de ce système, les travailleurs et les classes populaires doivent compter sur leurs propres forces. Ils n'ont d'autres choix que de se grouper en rangs toujours plus nombreux et organisés dans un grand front socialiste et révolutionnaire.



Pour construire ce front, unissons-nous dans l'immédiat pour organiser campagne d'information et manifestations massives contre la présence française en Afghanistan.



  • Troupes françaises et de l'OTAN, hors d'Afghanistan !
  • L'argent public pour la Santé et l'Education, pas pour la guerre !
  • Renversons le gouvernement belliciste !



A bas l'impérialisme et le capitalisme !

Par Union pour le communisme
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Lundi 5 janvier 2009
- Tract UPC pour la Palestine -

Face à la guerre impérialiste :
Renforçons la solidarité internationaliste !



Front uni ouvrier et démocratique pour arrêter le massacre à Gaza !

    Si dans le monde entier des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour montrer leur solidarité avec la population gazaouie meurtrie, la mobilisation internationale n'a pas encore été assez forte pour faire reculer l'Etat d'Israël, qui a lancé l'offensive. Il est donc important d'élargir encore la mobilisation, au fil des manifestations, de convaincre ceux qui ne le sont pas encore. En premier lieu, cette tâche incombe aux organisations ouvrières et démocratiques.

    Au même titre que les Palestiniens ne peuvent compter que sur leurs seules forces pour combattre l'Etat sioniste, la mobilisation internationale ne peut compter elle aussi que sur ses seules ressources. Ni l'ONU, ni l'Union Européenne, et encore moins Sarkozy et les USA, ne sont des alliés éventuels : ils sont au contraire non seulement les complices, mais les véritables dirigeants de l'impérialisme, au niveau mondial. Pillards professionnels, ils occupent l'Irak, l'Afghanistan, et ont des bases militaires partout en Afrique et en Asie.

    Ils incarnent ce même système capitaliste, qui, longtemps incapable d'assurer aux populations juives leurs droits sociaux et nationaux, et exploitant honteusement après guerre la barbarie nazie pour ses propres intérêts, est à l'origine de la création de l'Etat d'Israël, et de son maitien actuel.

    Cette perpétuation du fait colonial en Palestine est une des sources principales de l'impasse présente au Moyen-Orient. Elle dresse les populations les unes contre les autres, alimentant les préjugés et les mouvements réactionnaires et obscurantistes juifs et musulmans. Ces derniers n'attaquent pas l'ordre capitaliste fondé sur l'inégalité, ils ne peuvent donc offrir d'issue positive pour les populations de la région.

    Si des intérêts puissants ne l'empêchaient pas, Palestiniens et travailleurs Juifs d'Israel - qui sont un certain nombre à s'opposer à la guerre - pourraient pourtant vivre en paix, dans le cadre d'un seul état démocratique, qui ne serait plus fondé sur le colonialisme.

Pour supprimer les guerres, il faut renverser l'impérialisme et instaurer le socialisme !

    Les tâches des classes populaires et tout particulièrement des travailleurs dans les grands pays impérialistes comme la France ne se résument pas à exprimer la solidarité qu'ils éprouvent pour les gazaouis. Si des manifestations massives et répétées dans tous les pays peuvent contribuer à arrêter pour un temps la boucherie, ce ne sera que temporaire.

    Tant que se maintiendra l'organisation impérialiste du monde, fondée sur le pillage des pays dominés par une poignée de nations riches, l'exploitation mondiale de la classe ouvrière et de la paysannerie, la crise et l'anarchie économique, il n'y aura pas de liberté pour les opprimés : ni pour les Palestiniens dans l'immense ghetto de Gaza, ni pour le milliard d'individus condamné à vivre dans les bidonvilles en expansion permanente, ni pour l'ensemble des travailleurs de la ville ou de la campagne.

    La solution réside dans une révolution sociale et politique socialiste qui permettrait aux exploités de prendre le contrôle du pouvoir politique, de l'économie comme de la diplomatie, et de les mettre au service de toute la société, plutôt que de la minorité capitaliste. C'est seulement un tel système qui rendrait possible la cohabitation et la fédération pacifique de tous les peuples du Moyen-Orient comme de tous les continents, puis une vraie communauté humaine mondiale.

    Il suffirait que les travailleurs d'un pays montrent la voie et prennent le pouvoir, pour entraîner les autres vers ce même objectif. Inéluctablement, l'aggravation de la crise actuelle conduira à de telles secousses révolutionnaires. Il faudra alors que tous ceux qui partagent ces mêmes objectifs soient assez organisés pour les proposer à toute la société. Dans ce sens là, sur le long terme, le meilleur soutien que les opprimés du monde entier peuvent offrir aux palestiniens, c'est encore de faire la révolution dans leur propre pays.

- Retrait immédiat de l'armée israélienne et arrêt des bombardements ! Levée du blocus !
- Un seul état, laïque et socialiste !
- Seul le socialisme mettra fin à la barbarie impérialiste !  

Par Union pour le communisme
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Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

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