Dimanche 13 janvier 2008
L'accord  présenté, en ce début d'année, par le Medef et le gouvernement aux organisations syndicales de salariés représente une offensive sans précédent contre les droits et les acquis des travailleurs, les garanties collectives et la stabilité de l'emploi.

Avec le recul de la réglementation des licenciements,  le CDI  et les autres contrats sont vidés de tout contenu protecteur,  ce qui abouti à la création d'un CPE universel, dans la perspective  d'une fléxibilité sans limite des salariés, soumis à  la seule perspective d'alterner période d'emploi précaire, période de chômage, et période de formation, pour s'adapter à toutes les exigences immédiates du Capital.

Cette régression majeure est justifiée par les capitalistes et leurs politiciens par la nécessité de s'adapter aux réalités structurelles du capitalisme  actuel et de sa compétition internationale : nous répondons que nous n'avons que  faire des critères capitalistes, et que si  ce mode de production est incapable de répondre aux besoins les plus basiques des salariés, cela prouve seulement qu'il faut le remplacer par un autre système économique et social.

Ce chantage est accepté par les directions des principales centrales syndicales, qui abandonnent les revendications traditionnelles du mouvement ouvrier que sont le droit au travail et la défense des garanties collectives, au profit d'une adaptation à la précarité généralisée, vue comme un horizon indépassable.

Inversement, des organisations syndicales réellement à notre service refuseraient unanimenent cet accord et prépareraient une mobilisation générale pour mettre en échec les plans du gouvernement, pas pour obtenir quelques amendements pour les aménager et négocier les reculs.

Les conditions de vie générales de la population vont connaître une dégradation sensible en cette année 2008, sous le coup des attaques contre les droits des travailleurs, le salaire socialisé (retraite, sécurité sociale), et l'ensemble des services publics, et de l'inflation galopante des prix.

La seule manière d'y mettre un coup d'arrêt est de construire un front uni syndical et politique des travailleurs et des classes populaires et leur auto-organisation, autour d'un plan de mobilisation qui fixe comme objectif d'affronter et de défaire Sarkozy et son gouvernement, sans avoir peur d'établir à la place un nouveau pouvoir, révolutionnaire, en vue de prendre les mesures anticapitalistes nécessaires pour répondre aux besoins.
par Union pour le communisme publié dans : Actualité France
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Mardi 25 décembre 2007

 


Nous transmettons ce communiqué de 7 sections syndicales CGT de la RATP, qui défendent le syndicalisme de classe contre les capitulations des directions syndicales CGT.



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Lettre ouverte aux directions syndicales de la CGT-Bus, de l'Union CGT-RATP, de la Fédération des Transports CGT, de la Confédération CGT,vendredi 7 décembre 2007

 
La CGT doit sortir du piège des négociations!
Nous n'appelons pas à la grève du 12 décembre.

Sections CGT des dépôts de bus RATP de Croix-Nivert, Point-du-Jour, Flandre, Saint-Maur, Thiais, Charlebourg, Bords de Marne
 
 

Les agents de la RATP ont fait dix jours de grève sur un objectif clair : refuser la casse de leur régime de retraite voulue par le gouvernement. Précisément contre quatre points fondamentaux, tous inacceptables :

    * La remise en cause des 37,5 annuités de durée de cotisation
    * l'instauration d'une décote
    * l'instauration d'un double statut et la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité et des contraintes de service public
    * l'indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

Cette position est celle qui a été actée par notre syndicat CGT-Bus à son congrès le 16 octobre. Elle a été réaffirmée par l'Union syndicale CGT-RATP le 24 octobre lors de sa rencontre avec X.Bertrand.Elle reste plus que jamais la nôtre.
 

Suite à l'acceptation par les organisations syndicales de participer aux négociations, la grève a été suspendue à partir du 23 novembre. Nous rappelons que la CE de notre syndicat avait rejeté le principe des négociations « tripartites », entreprise par entreprise.

Le haut niveau de conscience des enjeux, le rapport de forces et la détermination des salariés à s'opposer à la « réforme » sont demeurés intacts. Les grévistes dans les assemblées générales, en premier lieu les militants et les syndiqués CGT, n'ont pas donné de mandat à leurs directions syndicales pour négocier sous les conditions du gouvernement.
 

Au bout de quatre journées de négociations un constat s'impose : le gouvernement et la direction de l'entreprise refusent de modifier le cadre de leur contre-réforme. Les représentants de la CGT le reconnaissent eux-mêmes.

Il est aujourd'hui de la responsabilité de la CGT et de toutes ses organisations de déjouer le piège des « négociations ». C'est pourquoi nous désapprouvons totalement la stratégie des directions à qui s'adresse cette lettre.
 

    * Continuer à négocier des points annexes, revient à entériner cette contre-réforme, à accepter la mise à mort de notre régime spécial.
    * Appeler à reprendre la grève, sur une seule journée, le 12 décembre pour « faire pression » sur les détails et les modalités de la casse de nos retraites, c'est irresponsable devant les agents.C'est aller complètement à l'encontre de ce pourquoi nous avons fait grève pendant dix jours. Sur cette base, nous rejetons le texte du préavis de grève, d'autant plus que la CE de notre syndicat, organe dirigeant statutaire, n'a même été consultée.

 

Depuis le départ, les positionnements des directions syndicales de bus, de l'Union, de la fédération et de la confédération ont suscité du désarroi et de la colère parmi les syndiqués et les salariés en général, notamment depuis la proposition de la tenue de « négociations tripartites ».

Comment ne pas voir le calcul de Sarkozy pour diviser le mouvement entreprise par entreprise ? Depuis quand la négociation est-elle devenue une revendication en soi ?
 
Les syndiqués, les agents ont le sentiment d'avoir été trahis.

Il est temps de corriger le tir ! La situation nous l'impose. La CGT, syndicat largement majoritaire, avec tout ce qu'elle représente dans nos entreprises, a un rôle majeur, historique à jouer contre une attaque historique contre nos services publics, contre l'ensemble des acquis sociaux des salariés de notre pays.
 

Nous savons tous quel est le but du gouvernement. La fin de notre régime spécial vise à faire sauter un verrou à la mise en concurrence et à la privatisation, à lever un obstacle à la suite du démantèlement de l'ensemble du système de retraite solidaire par répartition.

Le 18 octobre, les agents de la RATP à 70%, ceux de la SNCF à 80%, ceux d'EDF-GDF à 60% ont fait grève pour s'y opposer. Le 20 novembre, la manifestation interprofessionnelle a montré le développement des convergences de lutte avec des salariés d'autres secteurs comme avec les étudiants. Malgré une pression médiatique sans précédent, le pouvoir n'a pas réussi non plus à retourner l'opinion publique contre le mouvement.
Nous demandons aux directions à laquelle s'adresse cette lettre :

    * de quitter les pseudo négociations
    * d'examiner les conditions de la reprise du mouvement pour faire capoter le projet de casse de notre régime de retraite.
    * de faire le lien déterminant entre cette lutte cruciale et celles des salariés des autres secteurs.

 
Nous nous engageons pour notre part à informer les syndiqués de notre démarche, à informer l'ensemble des salariés de nos dépôts de l'évolution de la lutte, à maintenir et développer le rapport de forces. La CGT appartient à ses adhérents !
par Union pour le communisme publié dans : Actualité France
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Mardi 9 octobre 2007

Faire du 18 octobre une étape vers la grève générale !


UPC appelle tous les militants de classe à faire du 18 une journée de grève massive, partout où c'est possible, dans le public et le privé, autour du rejet viscéral de ce gouvernement et de sa politique. L'enjeux n'est pas de peser pour que les directions syndicales obtiennent de " vraies négociations " avec ce pouvoir autour de l'application des réformes, mais au contraire de se disposer à l'affrontement avec lui en faisant avancer l'unité, l'organisation et la coordination des différents secteurs sociaux autour de leurs véritables revendications :

- Maintien intégral des régimes spéciaux de retraite, 37,5 annuitées pour tous !
- Ni application, ni concertation : abrogation de la loi anti-grève !
- Pas touche au statut de la fonction publique et au service public ! Maintien des postes !
- Pas touche à l'université publique : retrait de la loi Pécresse !
- 300 euros nets pour tous, indexation des salaires sur les prix, et des retraites sur les salaires !

Pour obtenir satisfaction sur ces revendications élémentaires, il faut s'unir autour de l'objectif de défaire Sarkozy et son gouvernement, par l'arme de la grève générale. Si les directions syndicales veulent véritablement servir les travailleurs, qu'elles rompent toute concertation avec le pouvoir sur ses plans et fixent cet objectif ! En particulier, que les fédérations de la SNCF appellent nationalement, au soir du 18, à la grève jusqu'à satisfaction. Sans attendre, sur nos lieux de travail et d'étude, organisons AG et comités de lutte unitaires pour s'y préparer.

UPC soutiendra tous les secteurs, en particulier les cheminots, qui décideront éventuellement de reconduire la grève le 19. En même temps, il faut être vigilant au rapport de force effectif, à ne pas laisser les secteurs les plus combatifs isolés, à savoir frapper au bon moment. L'objectif numéro un, aujourd'hui, c'est l'organisation à la base en vu de la centralisation des organes autonomes de lutte de la classe ouvrière et des masses populaires.

MANIFESTATION du jeudi 18 octobre
11h30 Place Bellecour ( Lyon )
par Union pour le communisme publié dans : Actualité France
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Vendredi 14 septembre 2007
Pas touche aux régimes spéciaux de retraite ! 37.5 annuitées pour tous !

François Fillon a annoncé sa volonté d'en finir avec les régimes spéciaux de retraite, dont bénéficie une série de corporations (SNCF, EDF-GDF, marins, etc.). Les réformes seraient « prêtes », Sarkozy n'aurait juste qu'à « appuyer sur un bouton » - ce qu'il s'apprête à faire le 18 septembre. Les directions syndicales grognent contre la méthode, alertent sur les dangers - pour le pouvoir - d'un passage en force, mais se déclarent prêtes à négocier, plutôt qu'à une confrontation frontale. La gauche, en particulier le PS, critique essentiellement la méthode, mais pas le fond. Plutôt que de dire que l'« équité », c'est d'aligner les retraites par le haut, ils reprennent les arguments fallacieux des bourgeois qu'ils servent.

Mais le mouvement ouvrier a toujours cherché à niveler par le haut, à tous les travailleurs, les retraites. Pour que les cheminots, les travailleurs des transports et tous les bénéficiaires ouvriers de régimes spéciaux ne soient pas isolés, il faut reprendre cette revendication : 37,5 annuitées de travail, pour tous!

La volonté des gouvernements bourgeois a toujours été de rogner nos retraites, de les aligner vers le bas, de faire disparaître les régimes spéciaux qui sont la matérialisation de cette aspiration populaire et ouvrière : la réduction du nombre d'années travaillées pour bénéficier d'une retraite à taux plein. En ligne de mire, c'est la retraite de tous les salariés, du public et du privé, qui est visée. Aujourd'hui, les capitalistes aimeraient, pour maintenir leur taux de profit, nous voir employables, taillables et corvéables jusqu'à 70 ans et plus. Disons stop!

Nous agirons pour que les capitalistes et leur gouvernement perdent cette épreuve de force. Aucun « dialogue social » n'est possible sur de tels projets : plutôt que de se rendre aux tables rondes en préparation, les instances syndicales devraient les boycotter et préparer la grève générale ! Mais les travailleurs doivent compter sur leurs propres forces, et s'organiser sans attendre, unitairement, de la base au sommet. Le seul régime spécial de retraite auquel il faut s'attaquer, c'est celui des parlementaires et de la classe politique, et celui des capitalistes!

Pour repousser cette attaque comme les autres - notamment les attaques contre le droit de grève, le contrat de travail, l'éducation publique, les immigrés, etc. -, il faut préparer la convergence de tous les travailleurs, de la jeunesse et de tous les opprimés contre le pouvoir, pour renverser Sarkozy, Fillon et leur majorité. C'est en menaçant le pouvoir des bourgeois que nous pourrons briser leur offensive, imposer nos revendications et créer les conditions de la révolution sociale!
par Union pour le communisme publié dans : Actualité France
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Samedi 21 juillet 2007

Stop à la dégradation de la condition ouvrière !

La presse a relayé le suicide, sur son lieu de travail, d'un ouvrier de PSA-Citroën de Mulhouse. C'est le sixième cas connu de suicide dans la chaîne PSA, lié vraisemblablement aux conditions de travail, et le cinquième dans cette usine, et pour cette seule année.


Cette tragédie, qui est loin d'être un cas isolé, révéle la dégradation de la condition ouvrière, sous la pression de l'encadrement, des mauvaises conditions de travail, de la hausse de l'exploitation capitaliste et des cadences, de la crainte de l'avenir.


Les dispositifs de mise en concurrence des salariés entre eux jouent aussi un rôle décisif dans cette dégradation. Les projets de Sarkozy et de son gouvernement en matière d'heures supplémentaires, de durée du travail, de limitation du droit de grève ne peuvent qu'accentuer cette oppression.


La direction de PSA, qui annonce plans de licenciement sur plans de licenciement, prétend répondre à l'urgence par des dispositifs de soutien psychologique.


Ce dont ont besoin les ouvriers pour briser le dispositif de surexploitation, ce n'est pas de bonnes intentions, mais de la satisfaction de leurs revendications, exprimées notamment par les dernières grèves dans le secteur : salaire minimum à 1500 euros net, augmentation uniforme des salaires de 300 euros, fin des restructurations et des licenciements, liquidation de l'emploi précaire et intérimaire par l'embauche en CDI de tous et toutes.


Plus fondamentalement, seul le contrôle ouvrier sur la production et les conditions de travail et la réorganisation socialiste de l'économie peuvent transformer les rapports de travail et la production dans le sens des besoins ouvriers et populaires.


Et c'est seulement de puissantes mobilisations révolutionnaires, s'affrontant avec le patronat et le gouvernement à sa botte, qui pourront réaliser de tels objectifs.

par Union pour le communisme publié dans : Actualité France
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Vendredi 27 avril 2007

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