Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 21:47
Pas touche aux régimes spéciaux de retraite ! 37.5 annuitées pour tous !

François Fillon a annoncé sa volonté d'en finir avec les régimes spéciaux de retraite, dont bénéficie une série de corporations (SNCF, EDF-GDF, marins, etc.). Les réformes seraient « prêtes », Sarkozy n'aurait juste qu'à « appuyer sur un bouton » - ce qu'il s'apprête à faire le 18 septembre. Les directions syndicales grognent contre la méthode, alertent sur les dangers - pour le pouvoir - d'un passage en force, mais se déclarent prêtes à négocier, plutôt qu'à une confrontation frontale. La gauche, en particulier le PS, critique essentiellement la méthode, mais pas le fond. Plutôt que de dire que l'« équité », c'est d'aligner les retraites par le haut, ils reprennent les arguments fallacieux des bourgeois qu'ils servent.

Mais le mouvement ouvrier a toujours cherché à niveler par le haut, à tous les travailleurs, les retraites. Pour que les cheminots, les travailleurs des transports et tous les bénéficiaires ouvriers de régimes spéciaux ne soient pas isolés, il faut reprendre cette revendication : 37,5 annuitées de travail, pour tous!

La volonté des gouvernements bourgeois a toujours été de rogner nos retraites, de les aligner vers le bas, de faire disparaître les régimes spéciaux qui sont la matérialisation de cette aspiration populaire et ouvrière : la réduction du nombre d'années travaillées pour bénéficier d'une retraite à taux plein. En ligne de mire, c'est la retraite de tous les salariés, du public et du privé, qui est visée. Aujourd'hui, les capitalistes aimeraient, pour maintenir leur taux de profit, nous voir employables, taillables et corvéables jusqu'à 70 ans et plus. Disons stop!

Nous agirons pour que les capitalistes et leur gouvernement perdent cette épreuve de force. Aucun « dialogue social » n'est possible sur de tels projets : plutôt que de se rendre aux tables rondes en préparation, les instances syndicales devraient les boycotter et préparer la grève générale ! Mais les travailleurs doivent compter sur leurs propres forces, et s'organiser sans attendre, unitairement, de la base au sommet. Le seul régime spécial de retraite auquel il faut s'attaquer, c'est celui des parlementaires et de la classe politique, et celui des capitalistes!

Pour repousser cette attaque comme les autres - notamment les attaques contre le droit de grève, le contrat de travail, l'éducation publique, les immigrés, etc. -, il faut préparer la convergence de tous les travailleurs, de la jeunesse et de tous les opprimés contre le pouvoir, pour renverser Sarkozy, Fillon et leur majorité. C'est en menaçant le pouvoir des bourgeois que nous pourrons briser leur offensive, imposer nos revendications et créer les conditions de la révolution sociale!
Par Union pour le communisme - Publié dans : Actualité France
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Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

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