Lundi 26 janvier 2009 1 26 01 2009 21:20

Renverser Sarkozy et faire reculer le patronat :

 Yes we can ! 


Affronter le gouvernement et le pouvoir, ou négocier à la marge avec lui ?


         Les principales directions confédérales des syndicats ont enfin décidé d'appeler tous les salariés à l'action, tous ensemble et en même temps, ce 29 janvier. Nous serons extrêmement nombreux à nous saisir de cette occasion pour exprimer notre rejet viscéral d'un gouvernement et d'une politique qui conduisent à plonger par millions les travailleurs dans la misère, pour sauver les profits des capitalistes menacés par la crise.


         Mais, alors que l'ensemble de nos droits et de nos conditions de vie sont en péril, les propositions des directions nationales syndicales ne permettent pas de faire face à la situation présente. « Maintenir les salaires » plutôt que de les augmenter; « profiter du chômage technique pour améliorer les compétences des salariés » plutôt que d'interdire les licenciements; un « encadrement des loyers » plutôt que leur blocage immédiat. Ces termes vagues, ne reprenant pas les revendications de la base et du syndicalisme de classe, permettent au gouvernement d'espérer trouver une solution négociée et de continuer à appliquer pour l'essentiel la même politique.


         Il faudrait à l'inverse dire clairement que nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement qui restreint chaque jour nos droits et nos libertés, et qu'il est donc nécessaire de le mettre hors d'état de nuire et de le pousser sans attendre vers la sortie. Pour cela, un plan de mobilisation, élaboré par l'ensemble des concernés, est nécessaire. Pour imposer cette perspective et affirmer leurs propres revendications vitales, les travailleurs, la jeunesse, les sections syndicales de classe, devront centraliser leurs efforts. Nous ne pourront compter que sur nos propres forces, et sur la plus large auto-organisation des salariés : assemblées générales, comités de grève, coordinations nationales.


Renouons avec la perspective  révolutionnaire !


         L'unification des luttes dans tous les secteurs, la mobilisation de tous et toutes en vue de la grève générale, peuvent permettre d'infliger de sérieuses défaites au pouvoir politique capitaliste et au patronat. Mais freiner leur offensive ne suffira pas à sauvegarder la société de la misère qu'ils nous préparent : il faudrait pour cela que les ouvriers, les travailleurs, soient capables de défendre le projet de renverser ce système économique qui ne roule que pour les profits de quelques-uns, pour lui en substituer un autre, fondé sur la satisfaction des besoins de toute la société.


         C'est cet objectif que s'étaient fixés à leur origine, il y a bien longtemps, la CGT, les Partis socialistes, puis surtout communistes. Depuis, les dirigeants de ces organisations ont trahi cette perspective, en s'intégrant dans l'ordre actuel. Pour cette raison, ils se refusent à mettre en cause les institutions de la classe dominante, la loi du profit, le pillage impérialiste des populations et des ressources naturelles qui réduit à la misère et aux conflits armés permanents la plus large part de l'humanité.


         Dans une période menaçante où s'annoncent de durs conflits, les travailleurs les plus conscients doivent serrer les rangs et s'organiser pour réaffirmer que cette perspective de prise du pouvoir révolutionnaire par tous les exploités et de transformation socialiste de la société est non seulement bel et bien vivante, mais qu'elle est la seule solution pour conjurer la crise catastrophique, sociale, politique, militaire, économique et écologique à laquelle mène le capitalisme.



Militer pour le communisme aujourd'hui, c'est militer pour un pouvoir ouvrier et populaire qui permettra :

  • Une éducation populaire, de qualité, publique et de haut niveau pour tous !
  • De réquisitionner les logements vides, et en construire de nouveaux, répartis entre tous !
  • De partager le travail, de produire pour les besoins et non pour les profits !
  • De développer une santé publique accessible à tous, et tous les services utiles à la population !
  • D'en finir avec les crises économiques, de stopper les guerres impérialistes, de sauver la planète du désastre écologique !

Par Union pour le communisme - Publié dans : Activité de l'organisation
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Alexandre,
Je me permets de t'adresser le lien du site d'information de l'AJR Lyon. Je souhaiterais l'avis des militants de l'UPC. Partisans de l'unité d'action et du front unique, nous sommes convaincus de pouvoir marcher ensemble sur les revendications, quand la majorité écrasante des forces politiques de Lyon 2 (et d'ailleurs) orchestrent la division.
David. 
Commentaire n°1 posté par David le 06/02/2009 à 13h52
ajr.lyon.over-blog.com

 
Commentaire n°2 posté par David le 06/02/2009 à 13h53
Vous pouvez nous faire connaître vos propositions par les voies normales de communication mail.
Commentaire n°3 posté par Alex le 20/02/2009 à 19h35

Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus