Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 18:55

Pour nous, ralentir le traffic des TGV n'a rigoureusement aucun intérêt du point de vue des exploités. Nous ne savons absolument rien des motivations de ceux qui ont « saboté », il y a un mois déjà, des caténaires de la SNCF – et elles nous importent peu.


Nous constatons, par contre, que cette histoire, qui n'a rien d'originale ni d'exceptionnelle, a été le prétexte d'une véritable campagne d'union nationale de la part du gouvernement. L'épouvantable ennemi est désigné : c'est l'« ultra-gauche anarcho-autonome ». Il s'agirait d'une bande de jeunes nihilistes, dont l'unique objectif est de détruire la société, faisant courir de graves dangers aux braves gens.


On invite la population à croire sur parole la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI). Cette derniére a désigné comme coupables, neuf membres d'une communauté rurale située à Tarnac, en Corrèze. La mise en avant d'éléments aussi accablants que la possession d'horaires de trains et d'un livre sur l'insurrection qui vient semble confirmer que les autorités n'ont pas le début d'une preuve pertinente contre ces personnes.


Elles sont soumises à une procédure anti-terroriste, pour des faits qui ne relévent pourtant en rien de la mise en danger de la vie d'autrui – selon les dires mêmes de la police, qui n'a pas peur des contradictions.


Au lieu de dénoncer ce scandale, la plupart des journalistes confirment leur servilité à l'égard du pouvoir et leur ignorance crasse. Non contents d'accabler les inculpés, pourtant soutenus par la population et les élus de leur village, ils accumulent les bêtises sur l' « ultra-gauche », l'autonomie, l'anarchisme.


En ces périodes de crise du capitalisme, c'est une nécessité pour les bourgeois de désigner un ennemi intérieur. Mais, ce dont ils ont peur, ce n'est pas de l'illégalisme marginal de quelques centaines de jeunes révoltés, c'est d'une explosion généralisée des classes populaires qui enverraient Sarkozy et ses sbires dans les poubelles de l'histoire. Ils veulent détourner l'attention de la crise capitaliste qui pousse vers la misére la majorité de la population.


UPC se solidarise avec le comité de soutien constitué à Tarnac, et participera à toutes les initiatives visant à arracher la libération des inculpés. Les syndicats, associations et organisations politiques des travailleurs devraient faire de même. Des luttes défensives d'aujourd'hui à la prise du pouvoir par les exploités de demain, c'est la mobilisation révolutionnaire de millions d'hommes et de femmes qui brisera les dispositifs liberticides et les lois « anti-terroristes », armes des possédants contre le peuple travailleur ; pas quelques sabotages déconnectés de la lutte de classe concrète.

Par Union pour le communisme - Publié dans : Actualité France
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus