Mardi 7 octobre 2008 2 07 10 2008 22:14
Pour ne pas subir les conséquences de la crise,
les classes populaires doivent prendre le pouvoir!

Les révolutionnaires  le prédisaient depuis des années, aujourd'hui ce ne sont plus eux qui tirent la sonnette d'alarme mais Sarkozy et ses amis, et cela ne signifie rien de bon pour les classes populaires. La crise « est en train de bouleverser le monde », elle n'est « pas finie », « ses conséquences seront durables » et la France ne sera pas « à l'abri », a posé d'entrée le président. « Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat », a-t-il asséné. Les conséquences directes pour la majorité seront privations, hausse des loyers, du prix du gaz, du pétrole des denrées alimentaires. Parralèlement les salaires n'augmentent pas, les licenciements sont toujours plus nombreux et entrainent un chômage massif - d'autant plus révoltant que les indemnités sont désormais coupées pour un rien.

L'agressivité du gouvernement semble sans limites. En effet le coup  porté par la crise au capitalisme  rend ce dernier innovateur en matière de casse sociale. Eric Woerth a annoncé dès juillet le non remplacement de 30.600 fonctionnaires partant à la retraite en 2009, dont 13.500 pour la seule Education nationale. Les processus de privatisation, rampante ou affichée, de services utiles à la population s'accélèrent : La Poste, le système hospitalier, les universités, etc.

Dans les mois qui arrivent nous allons devoir faire face à une pluie de coups de la part du gouvernement et  nous, travailleurs et militants, ne pourrons compter que sur nos propres forces. Les dirigeants des partis dits de « gauche » ainsi que ceux des centrales syndicales refusent d'organiser le combat contre ce pouvoir car elles savent qu'elles en perdraient le contrôle, que les exploités, une fois dans la rue, chercheront à aller plus loin que les simples protestations symboliques et « solutions négociées » qui ne ménent à rien sinon au recul social.

Pour nous, la crise économique ne signifie malheureusement pas l'unique désarroi des riches et des as de la finance, qui s'en tirent pour l'heure à bons frais : elle signifie d'abord la misère pour la majorité, à qui on montre la note, et la recherche de nouveaux débouchés viables pour le capital, et en premier lieu il y a la guerre. Guerre intérieure contre les classes populaires, pour faire baisser le « coût » du travail, et guerres extérieures pour se partager le monde et ses richesses. Renforcement des troupes en Afghanistan, tensions avec la Russie et même dans l'Union Européenne en sont autant de signes précurseurs. La violence est partout, et c'est désormais les deux tiers de l'humanité qui se demande sérieusement ce qu'elle va manger dans les mois qui viennent.

Voila ce qu'est vraiment le capitalisme : une impasse pour l'humanité ! Et le cynisme de nos dirigeants, qui prétendent que ce systéme est indépassable, n'en est que plus écoeurant. Ce n'est pas à nous de payer le prix de leur crise ! Si les capitalistes ne peuvent pas se passer des travailleurs, nous, nous pouvons très bien nous passer d'eux, renverser ce gouvernement, prendre le pouvoir politique, le contrôle du système bancaire, de la production pour réorganiser la société en fonction des besoins humains ! Plus que jamais il faut se regrouper, s'organiser en parti, pour abattre ce système et instaurer un monde sans exploiteurs et sans exploités !

Union pour le communisme milite pour cet objectif.

Par Union pour le communisme - Publié dans : Activité de l'organisation
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Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

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