Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 14:31

A bas la guerre, à bas le gouvernement !

10 soldats français sont morts en Afghanistan. Nous ne connaissons rien d'eux, si ils font partie de ceux, issus des classes populaires et les plus nombreux, qui s'engagent à l'armée pour des raisons économiques, pour fuir chômage et précarité ; ou de ceux qui y vont pour des raisons idéologiques, bernés par le patriotisme et le militarisme.



Quoi qu'il en soit, nous partageons le malheur de leurs proches. Mais, pour nous, la vie des uns est égale à celle des autres : comment ne pas penser aux Afghans, qui sont eux des centaines de milliers, à avoir péri depuis 30 ans à cause des guerres que se sont menées les grandes puissances sur leur territoire ? Ils sont plus de mille civils à être morts cette seule année, le plus souvent lors de soi-disantes bavures de la coalition militaire occidentale ! Face à elle et à la misére qu'elle sème, les Afghans ont le droit de se défendre !



Comment ne pas penser à ces millions de femmes opprimés des années durant par le régime sanguinaire des Talibans, résultat du soutien des Etats-Unis aux islamistes armés contre l'URSS ? Et comment feindre de ne pas savoir que cette oppression continue, cette fois défendue par le gouvernement qui a été mis au pouvoir par la coalition occidentale, une fois les Talibans écartés par ceux-là même qui leur avaient ouvert la route du pouvoir ?



Comment croire Sarkozy lorsqu'il prétend « défendre la liberté » en soutenant le gouvernement fantoche ultra-corrompu d'Hamid Karzaï et en maintenant les troupes françaises ?



Les interventions successives des grandes puissances en Afghanistan n'ont conduit qu'à la misère, à la destruction et à renforcer les courants réactionnaires et les seigneurs de guerre, au détriment des masses populaires et de la société civile aujourd'hui en lambeaux. Dans cette situation difficile, notre soutien ferme va aux progressistes Afghans qui se battent contre l'ensemble de ces forces.



La situation va continuer à empirer en Afghanistan, et les conflits militaires à s'étendre partout dans le monde, comme nous le voyons dans le Caucase. Pour sauver ses profits dans un monde en crise, la bourgeoisie française va chercher une solution dans les guerres impérialistes, pour contrôler les marchés et les zones stratégiques. Entre ses mains, l'argent public, plutôt que de servir à la santé et à l'éducation, ira dans des équipements militaires toujours plus sophistiqués, qui se retourneront contre les peuples - tandis que la population en France même continuera à être poussée vers la misére. Leurs guerres, nous le voyons, n'ont rien à voir avec « la paix », la « sécurité du monde », la « défense nationale » et la « liberté » !



Les directions du PS et du PCF ne font rien contre cette politique : au contraire, elles soutiennent l'impérialisme français. Pour conjurer les effets toujours plus catastrophiques de la crise de ce système, les travailleurs et les classes populaires doivent compter sur leurs propres forces. Ils n'ont d'autres choix que de se grouper en rangs toujours plus nombreux et organisés dans un grand front socialiste et révolutionnaire.



Pour construire ce front, unissons-nous dans l'immédiat pour organiser campagne d'information et manifestations massives contre la présence française en Afghanistan.



  • Troupes françaises et de l'OTAN, hors d'Afghanistan !
  • L'argent public pour la Santé et l'Education, pas pour la guerre !
  • Renversons le gouvernement belliciste !



A bas l'impérialisme et le capitalisme !

Par Union pour le communisme - Publié dans : Actualité Internationale
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Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

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