Samedi 19 mai 2007
Dissolution du ministère de l'immigration et de l'identité nationale !

Après l'élection de Nicolas Sarkozy et la répression violente des protestations qu'elle a suscité, il est plus qu'urgent pour les forces progressistes et ouvrières d'infliger rapidement une première défaite au gouvernement Sarkozy, sans attendre les législatives.

La pointe avancée de la politique et des idées réactionnaires du gouvernement qui vient d'être formé se matérialise dans l'existence d'un ministère de l'"immigration et de l'identité nationale", d'inspiration pétainiste quant à son fond.

C'est la première fois qu'un Etat qui se prétend démocratique entend façonner aussi ouvertement l'identité par une politique de gouvernement, tout en pointant les phénomènes migratoires comme un danger.

L'objectif, bien
entendu, est de frapper de plus en plus durement les travailleurs immigrés, les écraser et les pointer comme source de tous les maux sociaux que ce gouvernement va précisément aggraver. L'organisation de l'«immigration choisie» , c'est l'organisation du pillage néo-colonial de la main d'oeuvre dans les pays dominés.

Nous proposerons dans les tous prochains jours de discuter d'une riposte unitaire, de la constitution d'un front large, pour  imposer, par la lutte de masse, la dissolution pure et simple de ce ministère.
par Union pour le communisme publié dans : Activité de l'organisation
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Jeudi 17 mai 2007
Sarkozy, tu tiendras pas cinq ans !

La manifestation du 16 mai à Lyon s'opposant à Nicolas Sarkozy et à son programme et exigeant l'amnistie de tous et toutes les inculpés des révoltes sociales consécutives à l'élection a été une réussite. 1000 personnes ont défilé de la Place des Terreaux à la place Jean Macé.

Les militants de l'Union Pour le Communisme ont mis tout leur poids dans la bataille pour réussir cette manifestation, qui s'est déroulée sans incidents, et pour réaliser l'unité la plus large autour de la lutte contre la répression et contre le programme de l'UMP. Il s'agit de se préparer à parer les attaques à venir et à défaire Sarkozy et son gouvernement.

Nous condamnons les directions des principales confédarations syndicales et des partis de gauche qui ont laissé les jeunes seuls face à la répression, se contentant de répéter servilement "respectons la démocratie", "les urnes ont parlé". Nous condamnons les concertations que ces messieurs dames vont engager avec le pouvoir autoritaire et anti-social UMP, et sommes déterminés à les empêcher par la lutte et le front uni.

Ce n'est pas en négociant ni en courbant l'échine devant les institutions antidémocratiques que nous pourrons gagner, mais en dressant le front uni de la jeunesse, des salariés et de tous les opprimés  !

Nous appelons la jeunesse à ne pas désespérer, à ne pas exprimer son mécontentement par des actions individuelles et minoritaires qui tournent le dos à l'action de masse, mais à user de sa révolte de façon consciente et organisée, en s'adressant à la population laborieuse.

Seuls le nombre, l'organisation, la grève de masse nous permettront de vaincre. Face au radicalisme de droite de Sarkozy, il faut opposer un programme radical : le programme de la révolution socialiste ! Il faut construire le parti révolutionnaire !
par Union pour le communisme publié dans : Activité de l'organisation
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Nos principes

- Criminel et incapable de répondre aux besoins sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins».

- Au quotidien, nous agissons pour défendre les intérêts politiques et sociaux des travailleurs, des jeunes, des opprimés. Nous sommes révolutionnaires car nous pensons que ces intérêts sont antagoniques avec le capitalisme, que ce dernier ne peut être réformé et doit donc être renversé.

- Face au recul des conditions de vie des femmes dans le monde, au patriarcat et à la montée des intégrismes religieux, nous sommes résolument féministes.

- Au nationalisme, au racisme et au chauvinisme, jusque dans le mouvement ouvrier, nous opposons la solidarité mondiale des travailleurs. L'internationalisme prolétarien, trahi par les partis «socialistes», puis «communistes», est le point de départ de notre activité.

- Contre l'impérialisme et le militarisme, nous luttons contre les oppressions et les divisions nationales, pour l'égalité d'accès aux ressources mondiales et aux moyens de production pour tous les habitants de la planète. Nous soutenons les populations soumises au colonialisme et au néo-colonialisme et les forces ouvrières qui combattent pour des Etats indépendants, socialistes et internationalistes. Seules, elles peuvent offrir aux masses opprimées la perspective d'une alternative révolutionnaire à l'ordre mondial impérialiste. Le nationalisme est un poison, ici comme là bas.

- Le communisme n'a jamais commencé. Nous condamnons l'imposture des anciens et actuels régimes exploiteurs russes, chinois, albanais, cubains, vénézuéliens, etc. La révolution ouvrière d'Octobre 1917 en Russie, isolée internationalement, a rapidement dégénéré en un régime nationaliste et bureaucratique où les travailleurs n'avaient plus aucun contrôle sur la société. Le stalinisme a été un fossoyeur, et non un produit, de la révolution.

- En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d'entreprise, pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

- Ce pouvoir nouveau devra briser l'ancien, démolir les appareils d'Etat de la bourgeoisie et transformer consciemment les rapports sociaux dans le sens de l'abolition du travail salarié et de la mise en commun des moyens de production. Le régime politique socialiste devra être le cadre d'une planification démocratique de l'économie en vue de répondre aux besoins urgents, en particulier des zones pauvres soumises actuellement à l'impérialisme prédateur. Un tel régime de transition du capitalisme au communisme ne peut subsister dans un cadre étroitement national : l'extension internationale de la révolution doit être une de ses priorités.

- En France, nous proposons sans a priori des campagnes communes, des réunions de discussion, à tous les militants et organisations communistes révolutionnaires. C'est, notamment, par l'unité des communistes dans la pratique militante, par la clarification théorique et pratique, que peuvent se réaliser les conditions de la création d'un parti révolutionnaire en France.

- Dans le monde, nous soutenons tous ceux qui se fixent des objectifs identiques. Nous popularisons leurs activités, et prenons part à des campagnes communes dès que c'est possible.

- Pour infliger des défaites au système capitaliste, pour coordonner une révolution internationale et réaliser  les objectifs communistes, il faut construire une nouvelle Internationale ouvrière, parti mondial de la révolution qui aura des sections dans tous les pays.

Révolution Socialiste ou Barbarie !




 

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