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Renverser Sarkozy et faire reculer le patronat :
Yes we can !
Affronter le gouvernement et le pouvoir, ou négocier à la marge avec lui ?
Les principales directions confédérales des syndicats ont enfin décidé d'appeler tous les salariés à l'action, tous ensemble et en même temps, ce 29 janvier. Nous serons extrêmement nombreux à nous saisir de cette occasion pour exprimer notre rejet viscéral d'un gouvernement et d'une politique qui conduisent à plonger par millions les travailleurs dans la misère, pour sauver les profits des capitalistes menacés par la crise.
Mais, alors que l'ensemble de nos droits et de nos conditions de vie sont en péril, les propositions des directions nationales syndicales ne permettent pas de faire face à la situation présente. « Maintenir les salaires » plutôt que de les augmenter; « profiter du chômage technique pour améliorer les compétences des salariés » plutôt que d'interdire les licenciements; un « encadrement des loyers » plutôt que leur blocage immédiat. Ces termes vagues, ne reprenant pas les revendications de la base et du syndicalisme de classe, permettent au gouvernement d'espérer trouver une solution négociée et de continuer à appliquer pour l'essentiel la même politique.
Il faudrait à l'inverse dire clairement que nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement qui restreint chaque jour nos droits et nos libertés, et qu'il est donc nécessaire de le mettre hors d'état de nuire et de le pousser sans attendre vers la sortie. Pour cela, un plan de mobilisation, élaboré par l'ensemble des concernés, est nécessaire. Pour imposer cette perspective et affirmer leurs propres revendications vitales, les travailleurs, la jeunesse, les sections syndicales de classe, devront centraliser leurs efforts. Nous ne pourront compter que sur nos propres forces, et sur la plus large auto-organisation des salariés : assemblées générales, comités de grève, coordinations nationales.
Renouons avec la perspective révolutionnaire !
L'unification des luttes dans tous les secteurs, la mobilisation de tous et toutes en vue de la grève générale, peuvent permettre d'infliger de sérieuses défaites au pouvoir politique capitaliste et au patronat. Mais freiner leur offensive ne suffira pas à sauvegarder la société de la misère qu'ils nous préparent : il faudrait pour cela que les ouvriers, les travailleurs, soient capables de défendre le projet de renverser ce système économique qui ne roule que pour les profits de quelques-uns, pour lui en substituer un autre, fondé sur la satisfaction des besoins de toute la société.
C'est cet objectif que s'étaient fixés à leur origine, il y a bien longtemps, la CGT, les Partis socialistes, puis surtout communistes. Depuis, les dirigeants de ces organisations ont trahi cette perspective, en s'intégrant dans l'ordre actuel. Pour cette raison, ils se refusent à mettre en cause les institutions de la classe dominante, la loi du profit, le pillage impérialiste des populations et des ressources naturelles qui réduit à la misère et aux conflits armés permanents la plus large part de l'humanité.
Dans une période menaçante où s'annoncent de durs conflits, les travailleurs les plus conscients doivent serrer les rangs et s'organiser pour réaffirmer que cette perspective de prise du pouvoir révolutionnaire par tous les exploités et de transformation socialiste de la société est non seulement bel et bien vivante, mais qu'elle est la seule solution pour conjurer la crise catastrophique, sociale, politique, militaire, économique et écologique à laquelle mène le capitalisme.
Militer pour le communisme aujourd'hui, c'est militer pour un pouvoir ouvrier et populaire qui permettra :
Notre organisation a proposé à l'ensemble des forces politiques, syndicales et associatives progressistes d'organiser et de soutenir la venue d'une
militante afghane de RAWA (Association révolutionnaire des femmes afghanes) en vue d'une tournée dans quelques-unes des principales villes françaises. Cette tournée aura lieu en
février prochain, avec la participation de plusieurs forces dont la FSE, l'Union Syndicale Solidaires, Alternative Libertaire, la Marche mondiale des femmes, des sections de la CGT,etc., autour
de la plate-forme suivante. Nous appelons toutes les bonnes volontés, individus et organisations, à nous épauler !
Depuis plusieurs années, le peuple afghan subit l' emprise des troupes impérialistes de l'Otan qui ont mis en place le gouvernement à leur solde d'Hamid Karzai. Parrallelement , il subit
l'oppression sanglante des fondamentalistes islamiques. Et ce n'est pas le souci des puissances occupantes, qui, sous couvert de « guerre contre le terrorisme », ont installé des
fondamentalistes au gouvernement et la Chari'a dans la Constitution. Sous prétexte de « défense des droits des femmes et de la démocratie », elles justifient cette politique qui n'a
rien à voir avec cela !
Nous, militants associatifs, politiques et syndicaux, condamnons la présence des troupes étrangères et soutenons les
droits des peuples à disposer d'eux mêmes, ainsi que toutes les forces progressites afghanes combattants les forces réactionnaires de leur pays comme l'occupation impérialiste.
RAWA ( Association Révolutionnaire des Femmes Afghanes) fondée en 1977, est partie prenante de ce combat. En effet, elle s'est opposée aux interventions
étrangères successives dans ce pays, que ce soit celle de la Russie, ou des Etats-Unis et de ses alliés, dont la France. Ces derniers ont financé des forces religieuses réactionnaires dans un
premier temps, puis, en 2001, ont envahi l'Afghanistan pour écarter du pouvoir les Talibans qu'ils avaient contribué à installer.
Accomplissant un travail courageux de défense des droits humains, RAWA a par exemple scolarisé clandestinement, sous les Talibans, des milliers de femmes.
Aujourd'hui, ses militantes considèrent que loin d'avoir amélioré la situation, l'occupation étrangère l'a dégradé. Les troupes de l'OTAN ont ajouté aux formes précédentes d'oppression, la
barbarie et le chaos d'un conflit militaire dont aucun des protagonistes ne représente une alternative progressiste pour la population.
Nous avons donc décidé de faire venir l'une de ces militantes en France, pour une tournée nationale en Fèvrier 2009 qui lui permettra de rendre compte de la
situation de son pays et du combat qu'elles mènent.
Notre objectif est double : montrer qu'il existe, en Afghanistan, des forces éprises de paix et d'égalité et appeler à les soutenir, politiquement, moralement et
financièrement ; dénoncer l'occupation de ce pays et la guerre qui s'y déroule, avec la participation active de la France. Il s'agit donc d'une démarche militante, qui s'oppose y compris à la
politique du gouvernement français. Leur combat est le notre !
- Retrait des troupes françaises et étrangères d' Afghanistan et d'ailleurs !
- Soutien aux forces progressistes, féministes, démocratiques et laïques d'Afghanistan !
Pour nous, ralentir le traffic des TGV n'a rigoureusement aucun intérêt du point de vue des exploités. Nous ne savons absolument rien des motivations de ceux qui ont « saboté », il y a un mois déjà, des caténaires de la SNCF – et elles nous importent peu.
Nous constatons, par contre, que cette histoire, qui n'a rien d'originale ni d'exceptionnelle, a été le prétexte d'une véritable campagne d'union nationale de la part du gouvernement. L'épouvantable ennemi est désigné : c'est l'« ultra-gauche anarcho-autonome ». Il s'agirait d'une bande de jeunes nihilistes, dont l'unique objectif est de détruire la société, faisant courir de graves dangers aux braves gens.
On invite la population à croire sur parole la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI). Cette derniére a désigné comme coupables, neuf membres d'une communauté rurale située à Tarnac, en Corrèze. La mise en avant d'éléments aussi accablants que la possession d'horaires de trains et d'un livre sur l'insurrection qui vient semble confirmer que les autorités n'ont pas le début d'une preuve pertinente contre ces personnes.
Elles sont soumises à une procédure anti-terroriste, pour des faits qui ne relévent pourtant en rien de la mise en danger de la vie d'autrui – selon les dires mêmes de la police, qui n'a pas peur des contradictions.
Au lieu de dénoncer ce scandale, la plupart des journalistes confirment leur servilité à l'égard du pouvoir et leur ignorance crasse. Non contents d'accabler les inculpés, pourtant soutenus par la population et les élus de leur village, ils accumulent les bêtises sur l' « ultra-gauche », l'autonomie, l'anarchisme.
En ces périodes de crise du capitalisme, c'est une nécessité pour les bourgeois de désigner un ennemi intérieur. Mais, ce dont ils ont peur, ce n'est pas de l'illégalisme marginal de quelques centaines de jeunes révoltés, c'est d'une explosion généralisée des classes populaires qui enverraient Sarkozy et ses sbires dans les poubelles de l'histoire. Ils veulent détourner l'attention de la crise capitaliste qui pousse vers la misére la majorité de la population.
UPC se solidarise avec le comité de soutien constitué à Tarnac, et participera à toutes les initiatives visant à arracher la libération des inculpés. Les syndicats, associations et organisations politiques des travailleurs devraient faire de même. Des luttes défensives d'aujourd'hui à la prise du pouvoir par les exploités de demain, c'est la mobilisation révolutionnaire de millions d'hommes et de femmes qui brisera les dispositifs liberticides et les lois « anti-terroristes », armes des possédants contre le peuple travailleur ; pas quelques sabotages déconnectés de la lutte de classe concrète.
- Criminel et incapable de répondre aux besoins
sociaux, le capitalisme soumet l'Humanité à une catastrophe permanente, qui va en empirant et menace tout le genre humain. Nous luttons pour une autre perspective : une société mondiale sans
classes ni états, sans exploitation, fondée sur le principe communiste : «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses
besoins».